
Auteur : Victor Santos
Éditeur : Les nouvelles éditions ActuSF
Date de parution : Septembre 2025
Nombre de pages : 164
EAN : 9782376867067
Où puis-je trouver ce livre ? Les nouvelles éditions ActuSF; Amazon
*Service de presse non rémunéré*
Résumé
Guy Montag est pompier. Son rôle, c’est de bruler les derniers livres qui restent, car ils ont été interdits. Mais sa rencontre avec une petite fille, Clarisse, va le faire vaciller dans ses convictions. Et si les livres n’étaient pas aussi dangereux qu’on le dit ? Et si c’était même le contraire ? Le soir chez lui, il retrouve sa femme, qui passe ses journées à regarder les écrans de télé accrochés aux murs de leur maison…
Fahrenheit 451 est un livre magistral et essentiel de la science-fiction. Écrit par Ray Bradbury et publié en 1953, il est un titre précieux pour l’humanité.
L’auteur espagnol Victor Santos en propose une adaptation BD somptueuse…
Ce que j’en pense
Dans une premier temps je voulais remercier les nouvelles éditions ActuSF pour ce service de presse et de m’avoir accorder leur confiance.
Fahrenheit 451 est de base un roman de Ray Bradbury, publié en 1953 (1955 pour la France) qui trône toujours dans ma pile à lire. Je connaissais les prémisses de l’histoire et quand les nouvelles éditions ActuSF nous a proposé de découvrir la BD de Victor Santos, j’ai sauté sur l’occasion.
Je ne vais pas parler de l’histoire en elle même car le résumé plus haut en parle déjà pas mal. Ce que j’ai beaucoup aimé en particulier c’est que pour un récit qui a été écrit dans les années 50, il était assez visionnaire. Ray Bradbury évoque au travers de la femme de Montag, une population « matrixée » aux émissions de télé réalité, coupée du monde réel. On peut légèrement retrouver ça aujourd’hui où l’aspiration de certains jeunes est de devenir influenceurs ou faire de la télé pour réussir.
Le gouvernement contrôle aussi la population en brûlant les livres. Montag est un pompier qui est en charge d’incendier ce savoir, cette liberté de pensée. D’ailleurs, le seul personnage ayant une liberté totale de pensée c’est Clarisse mais on la considère comme une folle.
La société d’aujourd’hui a totalement rejoint la fiction : l’administration Trump, depuis son retour au pouvoir, bannie de nombreux livres des écoles américaines sous couvert qu’ils sont immoraux. Il impose juste sa propre idéologie, sa propre façon de voir le monde. Bradbury a écrit ce roman en plein cœur du Maccarthysme et son histoire en était une critique. On peut lire dans la presse aujourd’hui que les États Unis de Trump vont bien plus loin que ce qu’était la « chasse aux sorcières » du sénateur MacCarthy.
Revenons à notre BD, j’ai beaucoup aimé les planches de Victor Santos. Les traits des personnages ont un côté un peu futuriste. Il utilise beaucoup de lignes, que ce soit dans le design des personnages mais aussi des bâtiments, des pièces. Ça m’a donné une impression de contrôle, d’enfermement, d’angoisse. En opposition avec la dernière partie où les lignes sont plus fluides, puisque le personnage de Montag est plus libre.
Les couleurs sont toujours en opposition : des couleurs froides et des couleurs chaudes. On a peu de couleurs vives hormis le feu et tout ce qui peut être apparenté à des moments de bonheur.
C’est un album que j’ai adoré découvrir et qui m’a donné envie de lire l’œuvre de Bradbury. C’est une bonne entrée en matière et Victor Santos a réussi, je pense, une très bonne adaptation en BD.
On continue l’aventure !
Section littéraire

Résumé : Année 1984 en Océanie. 1984 ? C’est en tout cas ce qu’il semble à Winston, qui ne saurait toutefois en jurer. Le passé a été réinventé, et les événements les plus récents sont susceptibles d’être modifiés. Winston est lui-même chargé de récrire les archives qui contredisent le présent et les promesses de Big Brother. Grâce à une technologie de pointe, ce dernier sait tout, voit tout. Liberté est Servitude. Ignorance est Puissance. Telles sont les devises du régime. Pourtant Winston refuse de perdre espoir. Avec l’insoumise Julia, ils vont tenter d’intégrer la Fraternité, une organisation ayant pour but de renverser Big Brother. Mais celui-ci veille…
Un roman qu’il me faut découvrir également comme la version roman de Fahrenheit 451. Roman aussi très en avance sur son temps qui dénonçait les états totalitaristes mais on se rend qu’aujourd’hui ce roman, dans certains pays, n’est pas si loin d’être une réalité.

Résumé : Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d’autres à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de sa femme. Le soir, dans sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau clandestin, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
Je n’ai pas encore lu le roman mais j’ai regardé une grande partie de la série. Ce grand roman dystopique écrit dans les années 80 se retrouve aujourd’hui pas si loin de devenir un réalité dans une Amérique où la gouvernement Trump fait interdire dans plusieurs états le droit à l’avortement et où le Président en Février dernier, a crée un « Bureau de la foi », chargé de renforcer la place de la religion dans le pays.
Section cinéma

Synopsis : Dans les années 2070, dans la citadelle de Libria, les émotions n’existent plus, supprimées par l’absorption quotidienne de Prozium. Cette drogue anti-anxiété rend les gens plus heureux et plus productifs. Les individus ont ainsi accepté de mettre de côté leur liberté pour vivre en harmonie avec leur dirigeant spirituel connu sous le nom de Père. Les personnes qui refusent de prendre leur dose sont considérées comme des rebelles et vivent en retrait de la ville. S’ils sont pris à jeun, c’est la peine de mort assurée. John Preston travaille au service de Père et applique la loi à la lettre. Un jour, celui-ci brise le flacon de sa dose et n’a pas le temps de s’en procurer une de rechange. Il est alors submergé par toute une gamme d’émotions. Victime d’un revirement spirituel qui le confronte à ses supérieurs hiérarchiques, il mène l’enquête sur ce nouvel état de vie.
Un film que j’ai vu plusieurs fois et que j’aime beaucoup. Comment un gouvernement contrôle ses « ouailles » en contrôlant leurs émotions. On passe un très bon moment face à ce film d’action.

Synopsis : Dans un monde parfait, Gattaca est un centre d’études et de recherches spatiales pour des jeunes gens au patrimoine génétique impeccable. Jérôme, candidat idéal, voit sa vie détruite par un accident tandis que Vincent, enfant naturel, rêve de partir pour l’espace. Chacun des deux va permettre à l’autre d’obtenir ce qu’il souhaite en déjouant les lois de Gattaca.
J’ai vu Bienvenue à Gattaca il y a très longtemps mais il m’a particulièrement marqué. C’est un film d’anticipation remarquable qui dépeint un cauchemar sociétal à partir des progrès de la connaissance du génome humain. Jusqu’où l’Homme est prêt pour se rendre « parfait » et se prendre pour Dieu. On sait qu’en Asie, les recherches sur le génome sont très avancées et que même un scientifique a osé modifié le génome humain (cf. le scandale des bébés CRISPR).
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